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«LEGAL AND ETHICAL FRAMEWORK FOR ASTRONAUTS IN SPACE SOJOURNS Proceedings 29 October 2004 House of UNESCO 125, avenue de Suffren, Paris 7e Legal and ...»

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« L’astronaute n’est plus seulement pilote, écrit Gabriel Lafferranderie, il est homme de science, astronome, médecin, ingénieur, journaliste, il sera jardinier, mineur, un jour commerçant. Il participe à la réalisation d’expériences industrielles. ‘Homme à tout faire’, il vit dans un espace restreint, observé, écouté en permanence par le sol qui lui enverra ses instructions de travail, qui le réveillera ou lui demandera de dormir, de pratiquer des exercices physiques, ou de se soumettre à des expériences médicales, d’accomplir dans l’espace des gestes à l’opposé de ceux qui lui sont naturels » L’astronaute-à-tout-faire ? L’expression peut surprendre ; elle n’en est pas moins exacte. Mais il ne faudrait pas trop vite en déduire que la principale évolution qui touche le statut des astronautes appartient au domaine du droit du travail, pour intégrer la transformation du héros en factotum.

Dès lors que des individus, puis des équipages ont commencé à séjourner dans l’Espace, il a été question d’aller « vivre et travailler dans l’Espace ». À la suite des pilotes d’essai, les scientifiques ont pris place à bord des vaisseaux spatiaux en même temps que de véritables et complexes

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expériences ; les mécaniciens de l’Espace sont apparus avec les premiers éléments des stations orbitales ; etc. Ce faisant, le statut des astronautes auprès du public (et il faut entendre ce terme dans son acception la plus large, de l’opinion aux instances politiques) a évolué. Par statut, il faut entendre aussi bien l’image, le discours offerts par les astronautes que ceux attendus et renvoyés par le public. Si les premiers astronautes n’avaient eu à apprendre que les rudiments du savoirvivre dans la « haute » société (du moins, à en croire Tom Wolfe dans L’Etoffe des héros), leurs successeurs vivent à l’heure des médias qui n’en font pas seulement des hommes ou des femmes de l’année, mais en attendent (ou en acceptent) des propos plus engagés sur le sens de leur expérience et de leur engagement, sur leur vision du monde et du progrès de l’humanité auquel ils veulent participer. La Charte des Astronautes Européens témoigne d’une telle évolution, en même temps que d’une telle conviction, au sein de la communauté des astronautes ; « We Shape Space, expliquent-ils, by bringing our European values into preparing, supporting and conducting space flights to advance peaceful human exploration. We Share Space with the people of Europe by communicating our vision and goals, our experience, and the results of our missions. »

Simultanément, l’Espace a été le théâtre d’une autre évolution, celle de sa commercialisation. Les lanceurs, les satellites, les images issues de la télédétection sont devenues autant de produits susceptibles d’être vendus et achetés, de générer des bénéfices ou des pertes… et donc d’intéresser le monde de l’industrie et du commerce. Les astronautes n’ont pu échapper à ce type d’intérêt, ou du moins à l’idée, à la tentative, à la tentation d’une telle évolution. Ainsi, constate un expert, « l'essentiel de la conquête de l'espace c'est, aujourd'hui, une triple bataille commerciale, politique et stratégique. Le soldat, le commerçant, l'investisseur ont pris la place de l'explorateur ».

Cette tendance (quand il ne s’agit pas de propositions explicites en matière de publicité) n’est pas sans poser des questions aux intéressés : en 2003, les astronautes de l’EAC (European Astronauts Center) ont demandé à un groupe d’experts un rapport sur l’intérêt et la possibilité de mettre en place un comité chargé d’examiner la qualité éthique des propositions qui seraient faites à l’ESA en matière de commercialisation de leur image.

L’évolution à laquelle nous assistons paraît donc mener l’entreprise astronautique de l’exploration à la colonisation de l’Espace. Il n’y a évidemment là rien d’étonnant, mais seulement la répétition d’un processus auquel notre espèce est coutumière, depuis son « apparition » sur Terre. Pour autant, ce qui semble naturel ou logique ne doit pas échapper au questionnement éthique !

Ne considérons pas trop vite comme éteinte la race des héros. Nous sommes loin d’avoir atteint les limites de l’Espace pour penser ne plus avoir recours à des pionniers de la trempe des Gagarine et des Armstrong ! Dès lors, le droit spatial qui est associé à leurs entreprises, à leurs exploits de même que leur éthique ne sont pas près de tomber en désuétude. Je pense en particulier à la manière dont nos sociétés appréhendent aujourd’hui la question du risque. De la gestion des catastrophes technologiques à la revendication de conduites personnelles à risque, nous assistons en effet à l’émergence d’une nouvelle culture du risque. Elle reflète une évolution dans les modes et les degrés d’acceptabilité par l’opinion des risques encourus au cours de missions publiques (j’entends du type des missions Apollo ou de celles menées à bord de la station spatiale internationale). Certes, l’idée d’un possible risque zéro paraît aujourd’hui avoir été écartée ; mais pourrait-il être aujourd’hui admis d’envoyer des équipages en direction de la Lune, de Mars ou d’ailleurs encore avec une probabilité de retour (sain et sauf) estimée à une chance sur deux, comme Amstrong et Aldrin, en 1969 ?… Je tire d’un écrit non publié du cosmonaute JeanPierre Haigneré les idées suivantes, à propos des risques pris par ceux et celles qui partent pour l’Espace (avec, rappelle-t-il, « un risque d’accident grave qui est un des plus élevés parmi toutes les activités humaines à caractère officiel », en l’occurrence 3 %). Tout d’abord, explique JeanPierre Haigneré, « l’acceptation de tels risques au nom d’une quête d’inspiration principalement philosophique devrait trouver sa contrepartie dans un cadre éthique extrêmement solide afin de





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guider son organisation ». Et nous pouvons penser, à côté du droit de l’Espace consacré aux astronautes, aussi bien aux exigences déontologiques qui sont celles de tout ingénieur qu’à la Charte des Astronautes Européens. Dans cette Charte, les premiers Européens de l’Espace fondent leurs activités sur les valeurs suivantes : la sagesse (Sapientia), le respect des peuples (Populus), l’audace (Audacia), le sens de la culture (Cultura), l’exploration (Exploratio). Un autre principe défendu par Jean-Pierre Haigneré est celui d’« une connaissance aussi précise et aussi actualisée que possible des risques [que les astronautes] doivent affronter ». Cette exigence, incontestable, n’est pas aisée à mettre en œuvre. Les systèmes astronautiques sont complexes, de même que les procédures de décision ; ceux qui peuvent les maîtriser sont peu nombreux et se trouvent face à des situations qui ne sont jamais parfaites et toujours en cours d’évolution. Enfin, conclut le cosmonaute, il faut « permettre à l’équipage d’influer sur ces décisions puisque au bout du compte c’est lui qui risque de payer le prix le plus fort d’une erreur de jugement. » Ce type d’intervention ne saurait intervenir en temps réel, ne serait-ce que pour éviter de soumettre l’équipage aux inévitables incertitudes, même provisoires ; mais il faut veiller à installer, au sein des structures de décision, des représentants des astronautes, eux-mêmes habitués à prendre des risques.

Si donc l’exploration de l’Espace requiert encore une véritable attention éthique, il faut désormais sérieusement s’interroger sur les enjeux moraux et juridiques du processus de colonisation, quelle que soit son ampleur, promise ou avérée, utopique ou réelle. L’astronaute-à-tout-faire, décrit par Gabriel Lafferanderie, doit désormais être aussi pensé comme colon.

L’enjeu est de passer d’un « vivre et travailler dans l’Espace » à un « habiter dans l’Espace » et même un « habiter l’Espace ». Ou, pour le dire autrement, de passer de l’exploration à la colonie.

Pour l’heure, même si les stations spatiales ont notablement évolué de Skylab (que les Américains qualifiaient d’« atelier ») à la Station Spatiale Internationale, en passant par Saliout et Mir, elles n’en restent pas moins des lieux où des hommes et des femmes travaillent, vivent mais n’habitent qu’accessoirement, oserais-je dire. Il faut prendre au sérieux les commentaires des astronautes lorsqu’ils parlent de campement, de camping, à propos de la vie à bord d’une station spatiale ou encore lorsqu’ils se disent envoyés, messagers de l’humanité. Ils chevauchent les nuées, parcourent le ciel, y installent provisoirement leur petite niche personnelle avec les photos de ceux et celles qu’ils ont laissé sur Terre ; ils sont en fin de compte des gens du voyage, pas encore des habitants de l’Espace.

La littérature, le cinéma, la science fiction en général nous ont depuis longtemps habitués à imaginer des colonies humaines installées dans l’Espace, à l’intérieur d’immenses vaisseaux ou dans des bases, voire des cités, érigées (parfois enfouies) sur d’autres planètes. Il en existe même des projets dans les cartons des agences spatiales et dans la tête des ingénieurs (par exemple, les célèbres cylindres de Gerard O’Neill). Les défis scientifiques et technologiques ne manquent pas et appartiennent incontestablement à ce qu'Eugene S. Ferguson a appelé les Macro-Engineering Projects (ou MEPs), autrement dit des projets qui se situent aux limites du savoir-faire et des ressources de leur temps. Pensons à la mythique Tour de Babel, aux pyramides d’Egypte, à la muraile de Chine, aux immenses transatlantiques et autres vaisseaux du ciel. Leur réalisation est complexe, longue, onéreuse ; ils sont souvent le fait de visionnaires ou au moins d’enthousiastes, plutôt que de responsables soucieux des besoins immédiats d’une société. De même envergure et diversité sont les défis sociaux et politiques, culturels et éthiques, suscités par les colonies spatiales. Sans ignorer les recherches déjà entreprises dans ce domaine, je crois nécessaire d’y consacrer désormais un intérêt plus vif, plus large, plus engagé aussi de la part des organismes et des institutions officielles.

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« Utopie ! » s’exclameront certains, non sans raison. Mais c’est précisément d’utopie dont nous avons besoin. Thomas More (1478-1535), l’inventeur du genre littéraire, écrit son Utopie en 1516, soit vingt-quatre années après la « découverte » par l’Europe du Nouveau Monde ; il est temps, estime-t-il, de porter un regard à la fois analytique et prospectif sur les sociétés de son temps. Et, pour ce faire, il fait œuvre d’imagination, autrement dit il accomplit ce dont l’être humain est singulièrement capable : il voyage dans l’espace et le temps, il se projette dans un « autre-part » et un « autre-temps », voire d’un « contre-espace » et d’un « contre-temps », pour souligner le propos critique de son travail. Sommes-nous si sûrs de nous-mêmes et de nos sociétés, de nos sagesses et de nos lois, pour juger inutile une tâche analogue menée aujourd’hui ? Je ne le crois pas. J’estime au contraire qu’élaborer une utopie spatiale pourrait nous aider à porter un regard critique sur nos réalités terrestres, pour en imaginer certaines évolutions et préparer ainsi l’avenir.

Imaginons le statut que nous serions prêts à donner à une colonie spatiale, installée par exemple sur la Lune. Il ne s’agit plus d’astronautes considérés individuellement, comme membres d’un équipage ou d’un « corps », mais bien d’une société humaine. Imaginons quels seraient son organisation et son mode de gouvernement, ses lois et son droit, ses cultures et même ses symboles ; imaginons quels seraient ses liens avec la Terre-patrie, son degré d’autonomie et d’indépendance. Car il ne s’agirait plus seulement de mener à bien des travaux scientifiques, comme aujourd’hui en Antarctique. Ou encore d’être des « envoyés de l’humanité » vers l’Espace pour revenir dans des délais raisonnables sur Terre et y retrouver ses attaches nationales et ses prérogatives d’astronaute. Il s’agirait d’habiter vraiment ces colonies, cet Espace. Serions-nous prêts à créer un nouvel Etat, une nouvelle nationalité qui ne soit pas une « internationalité » ?

Accessoirement, quelles solutions apporterions-nous aux questions posées par la défense et le militaire ?

Poursuivons et imaginons maintenant ce que pourrait signifier une culture de l’Espace. Je ne pense pas à celle dont parle Alain Pompidou dans son rapport L’Ethique de la politique spatiale (ESA-UNESCO, 2000) : « une éthique de l’information sur les sujets relevant de l’exploration spatiale », « une culture de l’espace basée sur la pédagogie de la médiation ». J’associe plutôt à l’idée de culture tout ce qui permet à l’homme d’enrichir son esprit : les sciences bien entendu, la philosophie mais aussi les lettres, les beaux-arts, etc. Une telle culture pourrait-elle naître dans l’Espace ? Elle ne saurait être totalement extra-terrestre ; il faudrait alors qu’elle surgisse ex nihilo… ce qui est évidemment impossible. Toutefois, comment faire en sorte qu’elle ne soit pas seulement la face spatiale d’une culture terrestre dominante, mais bien l’expression originale d’un groupe humain ? Quels moyens associer à un tel objectif ?

Imaginons enfin que ces astronautes-colons acquièrent une telle autonomie, une telle liberté visà-vis de la Terre et de ses humains, qu’ils en deviennent finalement une autre espèce humaine, par un processus de divergence bien connu des biologistes. Nous sommes-nous demandés ce que le droit nous permettrait d’envisager en termes de statut à accorder, de lien à instaurer, de droits et de devoirs à partager ? La question est utopique, je le répète ; pourtant elle n’est pas si éloignée des interrogations posées à nos sociétés par certains progrès de la médecine et de la biologie. Sans doute n’existe-t-il plus de peuples humains au sujet desquels nous pourrions nous demander si ses membres possèdent une âme, autrement dit puissent être considérés comme des alter ego.



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